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Bien gérer ses finances personnelles est l’une des meilleures façons d’améliorer sa qualité de vie et d’atteindre ses objectifs. Que vous souhaitiez rembourser vos dettes, acheter une première propriété, préparer votre retraite ou voyager davantage, une bonne gestion financière constitue la base de tous ces projets.
Au Canada, les outils disponibles sont nombreux. Comptes enregistrés, cartes de crédit avec récompenses, comptes d’épargne, placements et assurances offrent de nombreuses possibilités. Toutefois, il peut être difficile de savoir par où commencer ou quelles stratégies privilégier.
Dans ce guide complet, vous découvrirez les principaux piliers des finances personnelles au Canada. Vous apprendrez à établir un budget, à épargner efficacement, à améliorer votre dossier de crédit, à investir selon vos objectifs et à protéger votre patrimoine. Vous trouverez également des liens vers nos guides détaillés afin d’approfondir chaque sujet.
Les finances personnelles regroupent l’ensemble des décisions que vous prenez pour gérer votre argent au quotidien et à long terme. Elles touchent notamment votre budget, votre épargne, vos dettes, vos investissements, votre protection financière et votre préparation à la retraite.
Une bonne gestion financière ne consiste pas uniquement à gagner davantage d’argent. Elle vise surtout à utiliser efficacement vos revenus afin d’atteindre vos objectifs tout en limitant les risques financiers.
Au Canada, plusieurs programmes gouvernementaux, comptes enregistrés et produits financiers peuvent vous aider à bâtir votre patrimoine. Encore faut-il comprendre leur fonctionnement et savoir lesquels correspondent à votre situation.
Une bonne gestion de vos finances vous permet notamment de :
À l’inverse, une mauvaise gestion financière peut entraîner des difficultés de paiement, un faible score de crédit ainsi qu’un stress important.
Selon l’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC), adopter de bonnes habitudes financières dès aujourd’hui facilite l’atteinte de vos objectifs à long terme.
La littératie financière désigne l’ensemble des connaissances et des compétences qui vous permettent de prendre des décisions éclairées concernant votre argent. Elle ne consiste pas uniquement à comprendre les produits financiers, mais aussi à savoir établir un budget, utiliser le crédit de façon responsable, investir selon vos objectifs et planifier votre avenir financier.
Développer votre littératie financière est un investissement en soi. Plus vous comprenez les notions financières de base, plus il devient facile d’éviter certaines erreurs coûteuses, de comparer les produits offerts et de bâtir un plan financier adapté à votre réalité.
Heureusement, il existe aujourd’hui de nombreuses ressources gratuites et accessibles pour améliorer vos connaissances. Les organismes publics, les institutions financières, les livres spécialisés et les créateurs de contenu crédibles peuvent vous aider à progresser, peu importe votre niveau d’expérience.
Ressources gouvernementales :
Livres recommandés :
Cours et formations
Le budget constitue la pierre angulaire des finances personnelles. Il vous permet de savoir où va votre argent, d’éviter les mauvaises surprises et de planifier vos projets futurs.
Contrairement à une idée reçue, un budget ne sert pas uniquement à limiter les dépenses. Il s’agit surtout d’un outil d’aide à la décision qui vous permet d’utiliser votre argent selon vos priorités.
Pour établir un budget efficace, commencez par dresser la liste de tous vos revenus et de toutes vos dépenses. Incluez les dépenses fixes, comme le logement et les assurances, ainsi que les dépenses variables, comme l’alimentation, les loisirs et les voyages.
Une fois votre budget établi, révisez-le régulièrement afin de tenir compte des changements dans votre situation personnelle ou professionnelle.
Votre budget doit refléter vos objectifs. Par exemple, vous pourriez souhaiter :
Définir des objectifs précis facilite vos décisions et vous aide à maintenir de bonnes habitudes financières.
Votre budget n’est jamais définitif. Une augmentation salariale, une naissance, un déménagement ou une hausse des taux d’intérêt peuvent modifier votre situation financière. Il est donc recommandé de revoir votre budget plusieurs fois par année.
Un suivi régulier permet également d’identifier rapidement les dépenses qui augmentent progressivement sans que vous vous en rendiez compte.
Le budget mensuel classique suppose une paie fixe qui tombe aux deux semaines. Une part importante des ménages canadiens vit pourtant autrement : travailleurs autonomes, pigistes, représentants payés à commission, employés saisonniers, propriétaires de petites entreprises, personnes qui cumulent plusieurs contrats. Pour ces profils, la difficulté n’est pas de couper dans les dépenses. Elle consiste à transformer un revenu en dents de scie en versements prévisibles.
Commencez par sortir vos relevés bancaires des douze derniers mois et notez ce que vous avez réellement encaissé chaque mois. Douze mois valent mieux que six, parce qu’une année complète capture vos saisons creuses.
Prenons un exemple concret. Vous encaissez 72 000 $ sur douze mois, avec des pointes à 9 400 $ et des creux à 3 100 $. La moyenne donne 6 000 $ par mois, mais ce chiffre masque l’essentiel : quatre mois sur douze sont passés sous la barre des 4 000 $. Votre revenu de base, celui sur lequel vous bâtissez votre budget, devrait plutôt se situer autour de 75 % de cette moyenne, soit 4 500 $.
Cette marge n’est pas de la prudence excessive. Elle vous évite de calibrer votre loyer, vos assurances et vos paiements de carte de crédit sur un mois exceptionnel qui ne reviendra peut-être pas. Notre méthode pour établir un budget de dépenses personnelles vous donne la structure de départ. Il suffit ensuite de remplacer la ligne « salaire net » par ce revenu de base.
Le principe tient en une phrase : vos clients ne paient pas votre compte courant, ils paient un compte pivot. Tout ce que vous encaissez atterrit dans ce compte, distinct de celui d’où sortent vos dépenses quotidiennes. Le premier de chaque mois, vous virez un montant identique vers votre compte courant. Ce montant, et lui seul, alimente votre budget.
Reprenons les 72 000 $ de l’exemple. Vous réservez 30 % pour l’impôt et les cotisations, soit 21 600 $. Il reste 50 400 $, ou 4 200 $ par mois. Vous vous versez 4 000 $ fixes et laissez les 2 400 $ de marge annuelle s’accumuler dans le pivot. En février, quand un seul client paie, votre compte courant reçoit quand même 4 000 $ et votre budget ne bouge pas.
Un détail change beaucoup de choses : programmez vos virements d’épargne en pourcentage plutôt qu’en montant fixe. Un prélèvement de 500 $ le 1er du mois passe bien en novembre et vide le compte en janvier. Un prélèvement de 20 % de chaque dépôt s’ajuste tout seul au rythme de vos encaissements.
Attention à ne pas confondre deux réserves qui ne servent pas au même usage. Le fonds d’urgence, détaillé dans la section suivante, couvre trois à six mois de dépenses essentielles et reste immobile. Il existe pour la perte d’un contrat majeur, une réparation imprévue ou un problème de santé.
Le coussin de lissage, lui, bouge en permanence. Il se remplit pendant vos bons mois, se vide pendant les creux, puis recommence. Une cible raisonnable se situe entre deux et trois mois du salaire que vous vous versez. Dans notre exemple à 4 000 $ par mois, cela représente de 8 000 $ à 12 000 $ qui restent dans le compte pivot.
Ces deux réserves gagnent à vivre dans des comptes séparés. Autrement, un mois creux gruge le fonds d’urgence sans que vous le remarquiez, et la protection disparaît au moment où vous en auriez le plus besoin.
Un salarié voit ses retenues partir avant même de toucher sa paie. Un travailleur autonome encaisse le montant brut, ce qui crée une impression d’aisance qui se paie au printemps suivant.
La pratique de base consiste à virer de 25 % à 30 % de chaque facture encaissée vers un compte dédié à l’impôt, auquel vous ne touchez jamais. Le taux exact dépend de votre province, de vos déductions et de votre revenu total, mais 30 % constitue un point de départ prudent pour la plupart des profils. Ajoutez que vous versez à la fois la part de l’employé et celle de l’employeur au Régime de rentes du Québec, ou au Régime de pensions du Canada ailleurs au pays, alors qu’un salarié n’en assume que la moitié.
Un suivi mensuel de vos revenus et de vos dépenses déductibles évite les mauvaises surprises en avril. Notre comparatif des solutions de tenue de livres pour travailleurs autonomes passe en revue les outils qui automatisent ce calcul, du gratuit au payant.
L’argent du coussin de lissage et celui réservé à l’impôt n’ont rien à faire dans un compte courant à 0,05 %. Ces sommes doivent rester disponibles en tout temps et à l’abri d’une perte en capital, ce qui pointe vers un compte d’épargne à intérêt élevé.
Sur 20 000 $, un taux de 3 % rapporte environ 600 $ d’intérêts en un an, contre une dizaine de dollars dans un compte courant ordinaire. Les taux bougent souvent au Canada et les offres promotionnelles pour nouveaux clients dépassent régulièrement les taux affichés, alors consultez notre comparatif des comptes d’épargne à intérêt élevé au Canada, mis à jour chaque mois.
Le CELI peut aussi accueillir une partie de cette réserve, puisque les retraits en sortent libres d’impôt et que les droits se récupèrent l’année suivante. Encore faut-il y détenir des placements liquides plutôt que des actions ou des fonds à échéance avant de l’utiliser ainsi.
Reste un effet secondaire du revenu variable : les prêteurs demandent en général deux années d’avis de cotisation avant d’accorder un prêt hypothécaire ou une carte de crédit haut de gamme. Garder un dossier de crédit en bon état et un taux d’utilisation bas compense en partie cette contrainte.
Avant même de commencer à investir, il est recommandé de mettre de côté une épargne de précaution. Ce fonds d’urgence permet d’absorber les imprévus sans avoir recours à une carte de crédit ou à un prêt.
Il peut servir à couvrir une perte d’emploi, une réparation automobile, des frais médicaux ou toute autre dépense inattendue.
Dans la plupart des situations, un fonds d’urgence représentant de trois à six mois de dépenses essentielles constitue un bon objectif. Toutefois, ce montant peut varier selon la stabilité de vos revenus et votre situation familiale.
Votre fonds d’urgence doit demeurer facilement accessible. Pour cette raison, un compte d’épargne à intérêt élevé constitue généralement une meilleure option qu’un placement soumis aux fluctuations des marchés financiers.
L’objectif n’est pas d’obtenir le rendement le plus élevé possible, mais de préserver votre capital tout en conservant une bonne liquidité.
Votre dossier de crédit joue un rôle important dans votre vie financière. Au Canada, il est consulté par les prêteurs lorsqu’ils évaluent une demande de carte de crédit, de prêt personnel, de prêt hypothécaire ou, dans certains cas, d’un logement.
Il contient notamment votre historique de paiement, les comptes de crédit ouverts, vos emprunts ainsi que certaines informations personnelles. Ces données servent à établir votre score de crédit.
Un bon dossier de crédit peut vous permettre d’obtenir de meilleures conditions de financement, notamment un taux d’intérêt plus avantageux.
Au Canada, le score de crédit varie généralement entre 300 et 900.
Bien que chaque institution financière applique ses propres critères, le tableau suivant donne un aperçu des différentes catégories.
Un score élevé ne garantit pas automatiquement l’approbation d’un financement. Les prêteurs tiennent également compte de vos revenus, de votre niveau d’endettement et de votre capacité de remboursement.
Améliorer votre score de crédit demande surtout de la constance. Les bonnes habitudes produisent généralement leurs effets au fil du temps.
Voici les principales pratiques à adopter :
Ces gestes simples contribuent à bâtir un historique de crédit solide.
Les cartes de crédit sont souvent perçues comme une source d’endettement. Pourtant, lorsqu’elles sont utilisées de façon responsable, elles peuvent devenir un excellent outil de gestion financière.
Au-delà du moyen de paiement, plusieurs cartes offrent des remises en argent, des points-récompenses, des assurances, des protections d’achat ou encore des avantages liés aux voyages.
L’objectif consiste toutefois à profiter de ces avantages sans payer d’intérêts.
Pour utiliser une carte de crédit intelligemment :
Les récompenses ne devraient jamais devenir une raison de dépenser davantage.
Il n’existe pas une meilleure carte de crédit pour tout le monde. Le bon choix dépend notamment de vos habitudes de consommation, de vos revenus, de votre fréquence de voyage ainsi que de votre intérêt pour les remises en argent ou les programmes de récompenses.
Avant de présenter une demande, prenez le temps de comparer les caractéristiques des différentes cartes afin de choisir celle qui correspond réellement à votre profil.
Certaines habitudes peuvent rapidement annuler les avantages offerts par une carte de crédit. Par exemple :
Utilisée avec discipline, une carte de crédit peut contribuer à améliorer votre dossier de crédit tout en générant des récompenses intéressantes.
Épargner est une excellente habitude. Toutefois, investir permet de faire fructifier votre argent à long terme et de lutter contre les effets de l’inflation.
En investissant régulièrement, vous profitez du potentiel de croissance des marchés financiers ainsi que des intérêts composés. Plus vous commencez tôt, plus le temps devient un allié.
Avant d’investir, assurez-vous toutefois d’avoir constitué un fonds d’urgence et de maîtriser vos dettes à taux d’intérêt élevé.
Le Canada offre plusieurs comptes enregistrés qui permettent de profiter d’avantages fiscaux. Le choix dépend principalement de vos objectifs.
Chaque compte possède ses propres règles de cotisation, de retrait et de fiscalité. Il est donc important de comprendre leurs différences avant d’investir.
Pour de nombreux investisseurs, les fonds négociés en Bourse (FNB) représentent une solution simple pour obtenir une grande diversification.
Certains FNB de répartition d’actifs regroupent, dans un seul produit, des milliers d’actions et d’obligations provenant de différents marchés. Cette approche permet de simplifier la gestion d’un portefeuille tout en maintenant des frais généralement peu élevés.
Les FNB conviennent particulièrement aux investisseurs qui privilégient une stratégie à long terme et souhaitent limiter les interventions fréquentes.
Les dettes ne sont pas toutes problématiques. Par exemple, un prêt hypothécaire ou un prêt étudiant peut contribuer à financer un projet important. En revanche, les dettes à taux d’intérêt élevé, comme les soldes de cartes de crédit, peuvent rapidement freiner votre progression financière.
Avant d’investir davantage, il est souvent préférable de rembourser ces dettes coûteuses. Vous réduirez ainsi vos frais d’intérêt et retrouverez une plus grande marge de manœuvre dans votre budget.
Deux approches sont couramment utilisées :
La meilleure stratégie est généralement celle que vous serez capable de suivre jusqu’au bout.
Construire un patrimoine demande du temps. Il est donc tout aussi important de le protéger.
Les assurances permettent de limiter les conséquences financières d’événements imprévus, comme un incendie, un vol, un accident ou une urgence médicale pendant un voyage.
Les protections dont vous avez besoin varient selon votre situation familiale, vos actifs et vos responsabilités financières.
Par ailleurs, plusieurs cartes de crédit incluent déjà des protections utiles, notamment une assurance voyage, une assurance achats ou une garantie prolongée. Vérifiez les garanties offertes avant de souscrire une protection en double.
Si vous souhaitez protéger efficacement votre patrimoine, consultez également nos comparateurs :
La planification de la retraite ne concerne pas uniquement les personnes près de quitter le marché du travail. Plus vous commencez tôt, plus le temps et les intérêts composés jouent en votre faveur.
Déterminez le niveau de revenu que vous souhaitez maintenir à la retraite, puis établissez un plan d’épargne réaliste. Les comptes enregistrés, comme le REER et le CELI, peuvent jouer un rôle complémentaire selon votre situation fiscale.
Révisez également votre stratégie de placement à mesure que votre horizon de retraite se rapproche. Votre tolérance au risque et vos besoins de liquidités évolueront avec le temps.
Certaines erreurs reviennent souvent chez les personnes qui souhaitent améliorer leurs finances personnelles.
Voici celles qui ont généralement le plus d’impact :
L’important n’est pas d’être parfait, mais d’adopter progressivement de meilleures habitudes financières.
Si vous débutez, inutile de vouloir tout faire en même temps. Procédez par étapes.
Cette approche vous permet de bâtir des bases solides avant de poursuivre des objectifs plus ambitieux, comme l’achat d’une propriété, les études de vos enfants ou l’atteinte de votre liberté financière.
Les finances personnelles ne reposent pas sur une solution unique, mais sur un ensemble de bonnes habitudes adoptées au fil du temps. En établissant un budget, en constituant un fonds d’urgence, en utilisant le crédit de façon responsable et en investissant régulièrement, vous mettez toutes les chances de votre côté pour atteindre vos objectifs.
Peu importe votre situation actuelle, il est toujours possible d’améliorer progressivement votre santé financière. Chaque décision compte, qu’il s’agisse d’épargner davantage, de rembourser une dette ou de choisir une carte de crédit mieux adaptée à vos besoins.
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