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Air Canada n’achètera pas Air Transat

En bref

Air Canada a décidé de ne pas conclure le rachat d'Air Transat, notamment suite aux graves conséquences économiques liées à la COVID-19.

Fin de l'accord d'acquisition de Transat par Air Canada

Air Canada et Transat A.T. inc conviennent de mettre fin à leur convention d’arrangement.

Comme cela a déjà été déclaré, l’acquisition était conditionnelle à l’approbation des divers organismes de réglementation, entre autres la Commission européenne (CE). Pour remplir cette condition clé, Air Canada a offert et bonifié un ensemble d’importantes mesures correctives allant bien au-delà des efforts commercialement raisonnables exigés d’Air Canada au titre de la convention d’arrangement et de ce que la CE a traditionnellement accepté dans des affaires de fusion de sociétés aériennes précédentes. Toutefois, à la suite de récents pourparlers, il est devenu évident que la CE n’approuvera pas l’acquisition selon l’ensemble de mesures correctives actuellement offert.

Et de continuer:

Après mûre réflexion, Air Canada a conclu que d’offrir d’onéreuses mesures correctives supplémentaires — qui pourraient, de nouveau, ne pas conduire à une approbation de la CE — compromettrait considérablement sa capacité à soutenir la concurrence internationale, et aurait des répercussions négatives non seulement sur les clients, mais également sur d’autres parties prenantes et sur ses perspectives d’avenir, au moment même où elle se rétablit et se reconstruit dans la foulée des contrecoups de la pandémie de COVID-19. Compte tenu de ce contexte particulièrement ardu, il est essentiel pour Air Canada de se concentrer sur la création de conditions optimales à son rétablissement complet, en préservant et en mettant à profit la totalité de ses forces et atouts principaux, incluant la solide culture implantée parmi ses employés.

Air Canada versera des frais de résiliation de 12,5 millions de dollars à Transat.

Commentaire

Le premier protocole d’accord de juin 2019, avant la pandémie COVID-19, prévoyait un prix d’achat de 720 millions de dollars. Celui-ci est par la suite descendu à 190 millions de dollars du fait des conséquences de la pandémie.

Depuis le 15 février, les parties n’étaient plus liées par cette acquisition et pouvaient s’en retirer à tout moment. C’est donc ce que font mutuellement Air Canada et Air Transat aujourd’hui.

Air Transat se retrouve donc dans une position très délicate avec une trésorerie à sec et des avions cloués au sol. L’entreprise doit d’ailleurs trouver 500 millions de dollars pour tenir jusqu’à la fin de son exercice financier le 31 octobre.

Le PDG Jean-Marc Eustache s’active depuis plusieurs semaines pour trouver une solution de rechange, notamment du côté de Pierre Karl Péladeau ayant démontré son intérêt. Et est aussi en pourparlers avec Investissement Québec.

Air Transat dispose d’une flotte d’appareils A321 LR, d’une capacité idéale pour de vols transatlantiques dans les conditions de marché actuelles: encore faut-il que ces vols puissent reprendre sans quarantaine à l’hôtel et autres mesures qui ont achevées le secteur au cours des derniers mois.

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Air Transat A321LR - Crédit: Airbus

Rappelons également que Transat ne prévoit pas rembourser environ 574 millions de dollars versés en dépôts par ses clients. À moins que le Fédéral ne prévoit un plan de soutien au secteur.

Une situation bien délicate donc, tant du point de vue des employés que des clients, mais également des actionnaires de l’entreprise (l’action a clôturé à 5,49 CAD le 1er avril: qu’en sera-t-il  à l’ouverture des marchés en début de semaine ?).

À moins que Transat ne sorte une carte de son chapeau cette fin de semaine !

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