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Chez Milesopedia, on s’intéresse à l’accumulation de points de cartes de crédit et de programmes de récompenses. Le but : permettre des voyages qu’on ne pourrait pas se payer autrement.
Vous savez, la classe affaires dans un vol long-courrier dont le prix frôle les 5 000 $, ce serait impensable en argent comptant. Ou encore choyer ses proches : trois billets d’avion pour les Îles-de-la-Madeleine, ça fait plaisir à tout le monde, et la dépense reste mince. Beaucoup de nos lecteurs sont des profils hybrides, à la fois minimalistes et consommateurs futés.
On vous prévient d’emblée : sur la toile, il n’y a pas de consensus quant à l’utilisation des différents concepts liés aux dépenses. Toutefois, voici ce qu’on en retient après plusieurs années à observer ces stratégies.
Certaines personnes pratiquent le même passe-temps que le nôtre, mais leur objectif diffère : elles visent les remises en argent sur les dépenses quotidiennes encourues avec leurs cartes de crédit. Vous devriez voir leurs tableurs Excel qui détaillent l’optimisation de chaque gain.
Dans ce groupe, certains se démarquent en affirmant que si leurs dépenses deviennent moindres que ce qui est gagné, ils peuvent utiliser la différence pour rembourser leurs dettes, économiser ou investir. Pas fou. Ils en viennent même à viser la retraite à quarante ans. Bon, disons cinquante pour d’autres. Ce phénomène porte un nom : la frugalité.
La personne frugale vise le moins de dépenses possible, car elle désire avant tout l’autonomie financière. Pour aller plus loin, consultez notre dossier sur la gestion des finances personnelles au Canada.
Dans cette même ligne de pensée, plusieurs jeunes aspirent à devenir, ou sont déjà, des nomades numériques. Ils travaillent depuis leur ordinateur dans un coin du monde qui leur plaît et vivent avec un petit budget : peu de gains, peu de dépenses. La devise : travailler moins et vivre mieux, quitte à gagner moins. En outre, plusieurs adoptent le mouvement FIRE (Financial Independence, Retire Early), qui gagne du terrain au Canada depuis quelques années.
Il est l’expert de l’optimisation de ses dépenses, toutes catégories confondues. Il n’utilise que des cartes de crédit et sait lesquelles sortir au bon endroit.
Il ramène ses soldes à zéro chaque mois et ne rate pas une promotion pour multiplier les points aériens ou hôteliers qu’il amasse. Il fait usage de coupons et de cartes-cadeaux sur lesquels il a accumulé plusieurs points.
Parmi eux, on trouve des spécialistes des « 2 pour 1 », des bons Groupon et, pour ceux qui ont une voiture, des pleins d’essence les mardis. Encore une fois, l’objectif reste le même : que chaque dépense devienne une source de gains.
Ce profil correspond particulièrement bien aux jeunes adultes. D’ailleurs, on vous invite à consulter nos astuces de finances personnelles pour les étudiants pour adopter dès le départ les bons réflexes.
On rencontre aussi d’autres profils de personnes économes qui n’aspirent pas à arrêter de travailler dans la quarantaine ni à s’exiler sous les palmiers. Ils ont des familles avec des enfants qui fréquentent les services de garde ou l’école, et ils apprécient leur place au soleil sur le marché de l’emploi, souvent à temps partiel.
Ils s’inscrivent dans le courant minimaliste, solidaire du mouvement RRR : recycler, réutiliser, réduire.
Ils peuvent se pointer en fin de journée dans les marchés publics afin de profiter des prix qui chutent, s’habiller dans les boutiques de seconde main et y acheter aussi des jouets pour les enfants. Pourvu qu’il ne manque pas de pièces au casse-tête, pourquoi pas ?
Toutefois, les minimalistes connaissent surtout la valeur des choses. Ils possèdent peu, mais ils visent la qualité et la durabilité. Minimiser les dépenses, maîtriser le budget et éviter la surconsommation : voilà leur leitmotiv.
On peut se demander à quel moment les frontières de la frugalité, du minimalisme et de la consommation futée sont franchies au profit de la radinerie.
Par exemple, serait-on heurté d’être invité au restaurant et de voir son partenaire sortir un coupon « deux pour un », réduisant ainsi la dépense de moitié ? Honnêtement, oui, s’il a invité, qu’on se connaît peu et qu’il n’en a pas glissé un mot avant. Cependant, pas du tout si les deux sont dans le coup.
La grande différence entre le radin et les autres, c’est que le radin fait fi du lien avec autrui, car son autre, c’est l’argent.
Lors d’une invitation, là où le consommateur futé se réjouit d’utiliser un coupon ou une carte de crédit avec remises en argent qui a réduit le coût d’une bonne bouteille de vin, le frugal et le minimaliste sont heureux d’avoir pris leur boisson d’un vignoble local dans une bouteille recyclée.
Le radin, quant à lui, n’apporte rien à la fête, ou se prive de cette dernière pour ne pas avoir à faire de dépenses.
À qui, selon vous, appartiennent ces comportements ?
Avec la hausse du coût de la vie observée ces dernières années au Canada, ces profils de dépenses ne sont plus seulement des choix philosophiques. En effet, ils deviennent des stratégies concrètes pour préserver son pouvoir d’achat. Selon Statistique Canada, l’inflation cumulée depuis 2020 a profondément modifié les habitudes de consommation des ménages.
De plus, l’essor des outils numériques (applications budgétaires, comparateurs, cartes de crédit optimisées) facilite aujourd’hui l’adoption de ces approches. Pour aller plus loin, consultez notre guide complet sur les finances personnelles au Canada.
En conclusion, mis à part la situation peu enviable du pingre, on a sûrement, pour la plupart, un profil qui emprunte à chacune des catégories.
Pas besoin, en effet, d’être minimaliste pour emprunter un livre à la bibliothèque. Toutefois, retenons qu’il y a matière à réfléchir au traitement de nos dépenses afin d’accéder à ce qu’on veut faire de notre vie.
Pour aller plus loin et trouver la carte qui correspond le mieux à votre profil de dépenses, consultez notre sélection des meilleures cartes de crédit au Canada.
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