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Il existe des endroits qui ne se racontent pas, qui se vivent. The Suwgra, niché dans les montagnes du Jabal Akhdar à Oman, fait partie de ceux-là. Avec Jean-Maximilien et nos enfants Alexandra et Arthur, nous avons passé une nuit dans ce village de 500 ans suspendu à flanc de falaise, transformé en auberge patrimoniale par la famille Al Sheriqi. Autant dire que nous n’en sommes pas revenus indemnes.
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The Suwgra se trouve au cœur du Jabal Akhdar, la deuxième plus haute montagne d’Oman, dans la chaîne du Al Hajar. Le village tient son nom d’un arbre local autrefois abondant, dont le bois servait à construire les maisons et les plafonds. Pendant cinq siècles, les habitants ont creusé leurs demeures dans les terrasses calcaires, utilisant l’olivier, le noyer et le genévrier pour les éléments de construction.
Dans les années 1970, Oman entame sa modernisation. Une route arrive en 2004, l’électricité en 2007. En 2014, la dernière famille quitte le village ancestral pour s’installer de l’autre côté de la vallée, dans un village moderne avec eau courante et accès facile. The Suwgra aurait pu tomber en ruine, comme tant d’autres villages abandonnés du Jabal Akhdar.
Mais la famille Al Sheriqi, descendante des habitants d’origine, a refusé de laisser disparaître ce patrimoine. En 2015, ils entament la rénovation. En 2016, l’auberge ouvre avec deux chambres. Aujourd’hui, elle compte onze chambres, dont plusieurs suites familiales, toutes restaurées avec des matériaux locaux et le plus grand respect de l’architecture traditionnelle.
Pour accéder au Jabal Akhdar, un véhicule 4×4 est obligatoire. Un poste de la police royale d’Oman se trouve au pied de la montagne et vérifie systématiquement les véhicules. Toute voiture qui n’est pas un 4×4 fait demi-tour. Les 4,5 derniers kilomètres pour rejoindre le village se font sur une piste taillée dans la roche, avec des à-pics impressionnants. Prévoyez de la prudence et préparez-vous à céder le passage aux véhicules venant en sens inverse.
Quand le village apparaît à droite, sous les surplombs rocheux, c’est un choc visuel. Alexandra et Arthur ont collé leur nez à la vitre. Nous nous sommes garés dans le stationnement aménagé en bord de falaise, de l’autre côté du canyon.
Et là, première surprise : les bagages traversent le canyon par tyrolienne. Pas les voyageurs. Nos valises ont volé au-dessus du vide pendant que nous descendions les centaines de marches taillées dans la pierre. À savoir : la descente est belle mais sportive, et la remontée au départ encore plus.
En bas, un pont en bois enjambe le lit de la rivière. En hiver, c’est le seul passage sécuritaire quand l’eau coule. Nous avons traversé, repris notre souffle, fait une photo, puis remonté l’autre versant jusqu’à la réception du village.
À la réception, Hilal nous a accueillis avec un café omanais à la cardamome, des dattes fraîches et du jus de grenade pressé sur place. Il nous a raconté qu’enfant, il était l’un des élèves transportés par hélicoptère depuis le village jusqu’à l’école de Nizwa, en contrebas. Il rigole en disant que ce n’était pas aussi « VIP » que ça en avait l’air.
Toute la famille élargie gère l’auberge. Ils cuisinent les repas dans le village moderne, fabriquent les meubles, guident les randonnées. Tout est fait à la main, avec une attention au détail qui se sent dans chaque coin.
Nous avions réservé une suite familiale, parfaite pour quatre. Architecture en terre crue, plafond en branches tressées, tapis arabes au sol, porte en bois sculptée à la main. La paroi rocheuse sert de mur dans certaines pièces. C’est brut, authentique, et incroyablement chaleureux.
La salle de bain est privée et dispose d’eau chaude. Pour la douche, nous avons découvert un espace creusé dans la pierre volcanique : c’est rustique, mais très propre et fonctionnel. Lavabo en pierre sculptée, robinetterie moderne. L’authenticité ne se fait pas au détriment du confort.
Cela peut sembler contradictoire, mais ça fonctionne. Les chambres disposent de prises électriques, de ventilateurs, d’une bouilloire électrique, de thé et de café. Le wifi est arrivé en 2017 et fonctionne dans toutes les chambres, ce qui a rassuré nos enfants.
Le petit-déjeuner et le dîner sont inclus dans le tarif. Le déjeuner peut être ajouté sur demande. Toute la nourriture est préparée fraîche dans le village moderne, de l’autre côté de la vallée, puis transportée par tyrolienne. C’est dire !
Le soir, nous avons partagé un dîner traditionnel : viandes grillées épicées (mishkak cuit au feu de bois), riz parfumé, pain omanais frais, légumes de saison, suivi d’un gâteau éponge maison. C’était la pleine saison de la grenade, et le jus pressé du jardin valait à lui seul le détour.
Au matin, nous avons découvert un buffet copieux : œufs brouillés à l’arabe (shakshuka), pancakes omanais, foul medames (fèves mijotées), pain frais, miel, fromage local. Et bien sûr, le jus de grenade pressé devant nous. Alexandra a adoré les pancakes, Arthur a redemandé du miel trois fois.
Les repas se prennent sur la terrasse panoramique du restaurant ou autour du feu, selon la météo. Les hôtes encouragent les rencontres entre voyageurs : avant le dîner, tout le monde se rassemble pour entendre l’histoire du village. Magique. Nous avons discuté avec un couple émirati et une famille britannique. Alexandra et Arthur ont fini par jouer aux cartes avec d’autres enfants pendant que nous savourions notre thé à la menthe.
Le cœur de The Suwgra, c’est le café Anat, perché juste au-dessus de l’entrée. C’est là que nous avons passé une bonne partie de l’après-midi, à boire un espresso en regardant Alexandra et Arthur explorer les ruelles pavées (sous notre surveillance, bien sûr). Le café est ouvert aussi aux visiteurs de passage, pas seulement aux clients de l’auberge.
Les éléments décoratifs racontent à eux seuls une histoire. Lanternes en mosaïque, poteries suspendues, portes anciennes finement sculptées. Les murs sont parfois ceux de la roche brute, parfois en terre crue lissée à la main. Tout respire le travail patient et l’amour du détail.
The Suwgra est construit en terrasses successives à flanc de falaise. Chaque coin du village offre un point de vue différent sur la vallée, sur le canyon en contrebas, sur le village moderne en face, sur les chaînes de montagnes qui s’étirent à l’horizon. Le coucher de soleil est, sans conteste, le moment magique de la journée. La lumière dorée glisse lentement sur les parois rocheuses et tout devient orange.
Dans la matinée, nous avons regardé les hirondelles voler en rase-motte au-dessus des toits, les chèvres descendre les rochers en sautillant, et la lumière du jour remonter doucement la vallée. Jean-Maximilien a dû me sortir de ma terrasse de force pour déjeuner.
Le village propose de nombreuses activités, à organiser directement avec la famille Al Sheriqi. Voici ce qui est disponible selon la saison :
Avec Alexandra et Arthur, nous avons opté pour la randonnée jusqu’au sommet. Une heure de montée, beaucoup de pauses, des chèvres qui les ont fait rire, et une vue qui valait chaque marche. Au sommet, nous nous sommes assis sous un arbre et nous avons partagé une grenade. C’est l’un des plus beaux moments du voyage.
Les familles sont les bienvenues, mais avec quelques précautions. Les hôtes demandent que les enfants soient bien encadrés, autant pour la tranquillité du lieu que pour leur sécurité. Le village comporte beaucoup d’escaliers irréguliers, des balcons sans garde-corps continus, et des falaises à proximité.
Le village se situe à environ 2h30 de route depuis Mascate. Une fois sur le plateau de Saiq (2 000 m d’altitude), prenez la Birkat al Mauz Road, puis tournez à droite après le dusitD2 Resort. Après 5 km, suivez la signalisation « The Suwgra ». Les 4,5 derniers kilomètres se font sur une piste, prudence requise.
Je vais être honnête : avant ce séjour, j’avais quelques inquiétudes. Voyager avec deux enfants dans un village à flanc de falaise, sans cable car pour les passagers, sans alcool, avec des règles strictes, ça pouvait coincer. Et finalement, c’est devenu l’un des plus beaux souvenirs de famille que nous ayons.
Ce qui m’a touchée, c’est l’authenticité. Rien n’est mis en scène. La famille Al Sheriqi vit vraiment cet endroit, le porte vraiment dans son cœur. Hilal nous a raconté son enfance comme on raconte une histoire à ses propres petits-enfants. Le dîner partagé sous les étoiles avec d’autres voyageurs, la grenade pressée le matin, le silence total de la nuit dans la montagne : ce sont des moments qu’on ne peut pas commander, qu’on ne peut que recevoir.
Alexandra a dit en repartant : « Maman, on peut revenir ? ». Arthur a serré sa petite pierre ramassée au sommet contre lui pendant tout le trajet de retour. Je crois que ça résume tout.
Oui, sans hésiter. Mais à condition d’aimer la simplicité et le dépaysement vrai. The Suwgra n’est pas un palace, ne propose pas de spa, ne sert pas de cocktails au bord de la piscine. Ce qu’il offre est ailleurs : une plongée dans l’Oman authentique, dans une nature spectaculaire, avec une hospitalité qui vient du fond du cœur.
Si vous prévoyez un séjour en Oman, je vous recommande fortement d’y consacrer au moins une nuit. Pour une famille avec enfants assez grands pour marcher (à partir de 5-6 ans environ), c’est une expérience formatrice. Et si vous voyagez en couple ou en solo, vous y trouverez un calme et une authenticité rares.
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