Tendances voyage 2026 : 5 façons dont les voyageurs changent

Famille multigénérationnelle à la terrasse d'un café de village de montagne, carte dépliée sur la table
En bref En 2026, 67 % des voyageurs canadiens prévoient partir au Canada plutôt qu'à l'étranger. Ce chiffre dit beaucoup sur la façon dont le voyage change. Cinq tendances concrètes, chiffrées, et une réalité qu'on oublie toujours de préparer : les imprévus.

En 2026, 55 % des Canadiens prévoient au moins un voyage d’agrément au cours du printemps, selon un sondage Léger publié en mai 2026. C’est le taux d’intention le plus élevé depuis 2024. Mais où ils vont, pourquoi ils y vont et ce qu’ils cherchent là-bas : tout ça a changé. Pour notre analyse approfondie des tendances 2026, nous avons recensé dix signaux. Voici les cinq qui reconfigurent vraiment le voyage cette année.

1. Fuir la chaleur, pas la plage

La plage du sud reste populaire, mais elle perd du terrain. De plus en plus de voyageurs cherchent délibérément des destinations fraîches : régions nordiques, parcs nationaux de montagne, côtes battues par le vent. Ce n’est pas un caprice de niche. Plusieurs agences de voyage signalent une hausse marquée des demandes vers l’Islande, la Norvège, le nord du Canada et les Alpes pour l’été 2026, au détriment des séjours balnéaires méditerranéens en pleine saison.

L’explication est simple : les étés deviennent moins prévisibles. Une semaine à Barcelone ou à Phoenix en juillet peut virer à l’étouffement. Les voyageurs qui ont vécu une canicule de 40 °C pendant leurs vacances n’ont pas envie de reproduire l’expérience. Résultat : la fraîcheur est devenue un critère de sélection à part entière, au même titre que le prix ou la durée de vol.

2. L’authenticité plutôt que les classiques

Rome, Paris, Amsterdam : des millions de personnes s’y rendent encore chaque année. Mais une partie croissante des voyageurs bifurque délibérément. Les Balkans, les régions rurales de l’Europe centrale, les îles peu fréquentées des Açores ou de la mer Égée attirent des profils qui cherchent quelque chose que les destinations saturées ne peuvent plus offrir : de l’espace, du contact humain réel, une économie locale qui n’a pas été entièrement transformée en service touristique.

Ce mouvement répond à une fatigue du surtourisme que même les voyageurs occasionnels commencent à ressentir. Attendre 45 minutes pour entrer dans un musée, partager une ruelle médiévale avec 300 autres visiteurs, dormir dans un quartier entièrement dédié à l’hébergement de courte durée : l’expérience perd de son sens. Les destinations moins fréquentées redeviennent un avantage concurrentiel. Consultez aussi nos destinations abordables avec le dollar canadien pour combiner économies et authenticité.

3. Le set-jetting prend de l’ampleur

Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’accélère. Le set-jetting, c’est choisir une destination parce qu’une série ou un film y a été tourné. La saison 2 de The White Lotus en Sicile, Emily in Paris dans le Marais, Succession à Dubrovnik : les exemples s’accumulent et les offices de tourisme ont commencé à intégrer cet angle dans leurs stratégies de promotion.

Ce qui change en 2026, c’est l’ampleur. Avec 49 % des voyageurs canadiens qui utilisent maintenant l’intelligence artificielle pour planifier leurs itinéraires, selon Léger, la recommandation personnalisée basée sur les préférences culturelles devient un déclencheur de voyage à part entière. On demande à l’IA « où voyager si j’ai adoré telle série » et on se retrouve à réserver des billets pour une destination qu’on n’aurait jamais envisagée autrement. Le voyage devient une extension de l’univers narratif qu’on consomme.

4. Le voyage multigénérationnel refait surface

Grands-parents, parents et enfants adultes qui voyagent ensemble : cette formule connaît un regain d’intérêt notable. Plusieurs facteurs convergent. Les pandémies successives ont rappelé à beaucoup de familles que les occasions de réunion ne sont pas infinies. La génération des baby-boomers dispose du temps et souvent des moyens pour financer un voyage de famille structuré. Les plateformes de location proposent des propriétés de grande capacité plus facilement accessibles qu’avant.

Ce type de voyage demande plus de préparation : il faut des hébergements qui conviennent à des profils très différents (mobilité réduite, enfants en bas âge, préférences alimentaires divergentes), des activités modulables et un budget partagé équitable. Mais l’objectif est clair : créer des souvenirs communs à une époque où les familles sont géographiquement dispersées. Pour tout ce qui concerne la logistique, nos conseils pour voyager en famille couvrent l’essentiel.

5. Le bien-être comme motif de voyage

Le voyage de ressourcement n’est plus réservé aux cercles du yoga ou aux séjours de luxe. Il s’est démocratisé. En 2026, un nombre croissant de voyageurs choisissent leur destination en fonction de sa capacité à ralentir leur rythme : séjours prolongés dans un seul endroit, expériences locales plutôt que circuits, retraites de nature, thermalisme, marche de longue distance.

Ce mouvement croise directement la tendance du slow travel : rester trois semaines dans un village plutôt que passer trois nuits dans sept capitales. L’idée est de se reconnecter à un endroit, pas de le cocher. Notre guide sur le slow travel détaille cette approche et ses avantages concrets. Pour les voyageuses qui pratiquent le voyage solo comme forme de ressourcement, notre guide du voyage solo au féminin est une référence.

Ce que ces tendances ont en commun

Le fil conducteur de 2026, c’est une recherche de sens. Moins de déplacements, mais plus intentionnels. Des expériences choisies pour ce qu’elles apportent, pas pour ce qu’elles permettent de publier. Le voyageur 2026 veut ressentir quelque chose de réel, pas cocher une liste.

Cette tendance de fond a un effet concret sur la planification : les séjours s’allongent, les itinéraires se simplifient, les destinations s’éloignent des circuits balisés. Une bonne carte de voyage reste utile pour financer ces séjours plus longs et accumuler des points sur chaque réservation.

L’assurance voyage : la préparation qu’on reporte

Parmi tous les éléments d’un voyage bien préparé, l’assurance reste celui qu’on souscrit le plus souvent en dernière minute, voire pas du tout. Pourtant, dans un contexte où les voyages s’allongent, où les destinations s’éloignent des villes, et où les activités de plein air reprennent une place centrale, les risques non couverts par les régimes provinciaux ou les assurances de carte de crédit méritent qu’on s’y arrête. Même un grand road trip au pays comporte des écarts de couverture : voyez notre guide pour bien vous assurer en voyageant à travers le Canada.

soNomad propose des assurances voyage conçues pour être transparentes et accessibles : on configure sa couverture en quelques minutes, on comprend ce qui est inclus avant de payer, et le prix correspond à ce dont on a réellement besoin. C’est une approche qui s’aligne bien avec la tendance 2026 : plus de clarté, moins de complexité inutile.

Sondage : et vous, comment vous assurez-vous ?

Prenez deux minutes pour répondre à notre sondage sur l’assurance voyage. Vos réponses nous aident à produire des comparatifs plus utiles pour les voyageurs canadiens.

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Audrey Voisine
Audrey Voisine
Audrey, co-fondatrice de Milesopedia, est une entrepreneure passionnée, grande voyageuse et maman de deux enfants. Elle partage ses conseils avisés et ses recommandations pour les familles et les voyageurs fréquents, aidant chacun à tirer le meilleur des programmes de points et récompenses. En tant que Vice-Présidente Exécutive Marketing et Communications, elle veille à guider les lecteurs de Milesopedia vers des voyages plus accessibles, pratiques et mémorables.
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