Guide du Nunavik : un voyage aussi dépaysant qu'unique | Milesopedia
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Un superbe coucher de soleil à Kuujjuaq -Crédit Photo Maxence Chavanne

Guide du Nunavik : un voyage aussi dépaysant qu’unique

En bref Le Nunavik : présentation des 14 communautés du Nunavik. Les vols, hébergements et principales activités à essayer dans chaque village.

Le Nunavik

Le Nunavik est une région administrative du Québec qui se situe à l’extrémité Nord de la province. Ce territoire très vaste constitue plus du tiers de la superficie totale du Québec avec quelque 443 684,71 km2. La population totale est de 13 188 individus, constituée à 90 % d’Inuit et la langue principale est l’inuktitut.

À noter que le Nunavik et le Nunavut sont deux entités distinctes. En effet, le Nunavut est un territoire autonome situé au Nord du Québec, alors que le Nunavik fait partie intégrante du Québec.

À noter aussi, que Inuit et Innu réfèrent à deux peuples différents, tous les deux résidant au Québec. En effet, les Innus sont des autochtones vivant principalement sur la Côte-Nord et au nord du lac St-Jean.

Dans le présent écrit, nous traiterons dans un premier temps du Nunavik comme entité géographique en explorant quelques caractéristiques de base de ce large territoire. Ensuite nous nous intéresserons aux différents moyens de transport qui nous permettent d’accéder au Nunavik.

Enfin, nous dresserons un portrait des quatorze communautés de ce territoire méconnu en nous concentrant sur leurs caractéristiques socio-démographiques, leurs lieux d’hébergement ainsi que leurs principaux attraits touristiques.

N.B : Photo de présentation de l’article : Un superbe coucher de soleil à Kuujjuaq -Crédit Photo Maxence Chavanne

Un bref aperçu des communautés du Nunavik

Le Nunavik est constitué de 14 communautés qui bordent la Baie d’Hudson et la Baie d’Ungava. Ces villages ne sont accessibles que par la voie des airs alors qu’aucune route ne se rend au Nunavik.

Le transport entre les communautés du Nunavik est également effectué par avion. Le ravitaillement s’effectue de la même manière sauf durant l’été où un large navire de charge vient approvisionner chacune des communautés.

Fait intéressant, la distance du trajet Montréal-Kuujjuaq (2130 km) est la même que celle de l’itinéraire Montréal-Jacksonville, ce qui montre l’immensité du territoire québécois ! Voici un aperçu visuel du Nunavik.

Le Nunavik
Le Nunavik

Le Nunavik peut être divisé en deux entités distinctes soient les communautés de la Baie d’Ungava et celles de la Baie d’Hudson. Celles-ci sont chacune composées de 7 villages.

Bien que la culture y soit similaire, il existe plusieurs distinctions, notamment au niveau (de) l’inuktitut parlé (différents dialectes), des traditions locales et des habitations notamment.

Nous traiterons des spécificités propres à chacune de ces 14 communautés dans la dernière section de cet article.

Contrairement à la croyance populaire, il y a des arbres à Kuujjuaq - Crédit Photo Maxence Chavanne
Contrairement à la croyance populaire, il y a des arbres à Kuujjuaq - Crédit Photo Maxence Chavanne

Transport

Le voyagement à partir des grands centres urbains

Le transport entre les grands centres urbains du Québec et le Nunavik est rendu possible par deux compagnies aériennes soient Canadian North et Air Inuit.

Il faut cependant noter que ces deux transporteurs offrent des itinéraires limités et que seules quelques destinations sont accessibles aux voyageurs canadiens.

Voici à cet effet une brève description des itinéraires proposés.

À bord d'un vol d'Air Inuit à destination de Puvirnituq - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
À bord d'un vol d'Air Inuit à destination de Puvirnituq - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte

Canadian North

Le transporteur Canadian North ne dessert qu’une destination au Nunavik, soit Kuujjuaq. Les vols en partance pour Kuujjuaq trouvent tous leur origine à Montréal et sont disponibles une fois par jour pour chaque journée de la semaine.

Les avions ont généralement une capacité d’accueil d’une soixantaine de personnes. La durée du vol est d’environ deux heures et vingt minutes.

Il est à noter que des consignes sanitaires très strictes sont actuellement en vigueur, réclamant notamment une couverture vaccinale complète, une lettre d’accès au territoire signée par la Santé publique du Nunavik et l’usage d’un masque de procédure en tout temps.

Un avion aux couleurs de Canadian North - Crédit Photo Joël Serre
Un avion aux couleurs de Canadian North - Crédit Photo Joël Serre

Canadian North est un partenaire d’Aéroplan. Il est donc possible d’utiliser des points de fidélité pour payer son billet d’avion. Le nombre de points requis pour un vol aller-retour vers Kuujjuaq peut varier, mais il se situe généralement entre 15 000 et 20 000 points Aéroplan.

Voici à cet effet un billet aller-retour que j’avais pu obtenir pour 15 000 points Aéroplan en Septembre 2020. Je n’avais eu qu’à débourser pour les frais de surcharge (150,00 $) et les taxes (50,87 $).

Billet Aeroplan
Billet Aeroplan
Billet Aeroplan bis
Billet Aeroplan bis

Canadian North a également son propre programme de fidélité soit “Aurora Rewards”. Il est possible pour vous d’accumuler systématiquement des points Aurora et Aéroplan lorsque vous voyagez en territoire nordique.

Il est cependant important de mentionner qu’il n’est pas possible de transférer des points Aurora en Aéroplan et inversement des Aéroplan en points Aurora.

Si l’accumulation double de points semble alléchante à première vue, il faut se rappeler que le programme Aurora est d’abord et avant tout orienté vers les voyageurs transitant fréquemment dans les destinations nordiques canadiennes et que les promotions rattachées à l’usage de points sont très spécifiques (rabais sur le transport entre deux communautés du Nunavut, échange de points auprès d’épiceries locales seulement retrouvées au Nunavut entre autres).

Selon nous, il ne s’avère donc pas nécessaire d’adhérer à ce programme de récompenses si vous n’êtes pas un voyageur fréquent en territoire nordique.

Seul à bord en raison des restrictions sanitaires rattachées à la COVID j'avais obtenu le droit de voyager étant un travailleur essentiel - Crédit photo Gabriel Lacoste-Piotte
Seul à bord en raison des restrictions sanitaires rattachées à la COVID j'avais obtenu le droit de voyager étant un travailleur essentiel - Crédit photo Gabriel Lacoste-Piotte

Air Inuit

Cette compagnie aérienne propose des vols au Nunavik par le biais de deux grands centres urbains soient Montréal et Québec. Les appareils utilisés par Air Inuit peuvent accueillir jusqu’à 60 personnes.

Les destinations finales à partir de ces deux pôles urbains sont les suivantes : Kuujjuarapik, Puvirnituq et Kuujjuaq. Il y a cependant des éléments à prendre en compte selon la destination finale choisie.

Un avion aux couleurs d'Air Inuit - Crédit Photo Marc Seguin
Un avion aux couleurs d'Air Inuit - Crédit Photo Marc Seguin

Kuujjuarapik

Cette destination de la Baie d’Hudson est seulement accessible par le biais d’un vol en partance de Montréal. La durée du vol est d’environ deux heures et n’a aucune escale. Il est aussi intéressant de noter que vous pouvez également voyager dans cette communauté par le biais d’Air Creebec, qui assure le transport vers le village de Whapmagoostui qui partage les mêmes terres que Kuujjuarapik. Cette alternative nécessitera toutefois plusieurs escales, à Chibougamau et Chisasibi notamment.

Puvirnituq

Cette autre destination de la Baie d’Hudson n’est accessible que par le biais d’un vol en partance de Montréal. Ce vol est toutefois entrecoupé par une courte escale à La Grande pour un ravitaillement en carburant. Le vol entre Montréal et La Grande est d’une durée approximative d’une heure et quarante-cinq minutes. Le vol entre La Grande et Puvirnituq est quant à lui d’une durée d’environ une heure et trente minutes.

Kuujjuaq

Air Inuit dessert le village de Kuujjuaq par le biais de la ville de Québec, car le transport en partance de Montréal est déjà couvert par Canadian North. Le vol en partance de Québec est entrecoupé par une escale à Schefferville. Le vol de Québec vers Schefferville est d’une durée approximative d’une heure et quarante-cinq minutes. Celui entre Schefferville et Kuujjuaq est d’environ une heure.

Contrairement à Canadian North, Air Inuit n’est pas partenaire avec Aéroplan ce qui a une forte incidence sur les prix des billets d’avion proposés qui ont de quoi faire sourciller.

Voici à titre indicatif des simulations de billets aller simple Montréal-Kuujjuarapik, Montréal-Puvirnituq et Québec-Kuujjuaq.

Billet Air inuit
Billet Air inuit
Billet Air Inuit
Billet Air Inuit

Le programme de récompenses d’Air Inuit nommé “Isaruuk” est très restrictif et à l’image du programme Aurora de Canadian North, ne permet pas l’accumulation de points à un large public. Plus encore, il est très long avant d’accumuler le nombre de points nécessaires à l’achat d’un billet d’Air Inuit.

À titre indicatif, il faut plus de 30 000 points Isaruuk pour obtenir un billet aller-simple en partance de Montréal pour Puvirnituq. Selon moi, il n’est pas nécessaire d’adhérer à ce programme si vous n’avez pas l’intention de voyager régulièrement au Nunavik.

Vue sur la nature à proximité de Kuujjuaq - Crédit Photo Maxence Chavanne
Vue sur la nature à proximité de Kuujjuaq - Crédit Photo Maxence Chavanne

Voici une charte illustrant l’accumulation de points “Isaruuk” selon la catégorie de transport.  À noter cependant que le programme est actuellement en phase de réévaluation et que les retours en termes de points seront revus dans les prochains mois.

Charte Isarruk
Charte Isarruk

Le voyagement entre les communautés nordiques du Nunavik

Le transport entre les 14 communautés du Nunavik est opéré par Air Inuit et prend en moyenne entre 15 et 30 minutes entre chacune des communautés. La capacité maximale des appareils dépend de plusieurs facteurs comme la taille de la communauté et la région desservie notamment.

Destination Aupaluk à bord dun avion 12 passagers - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Destination Aupaluk à bord dun avion 12 passagers - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte

Ainsi, la grande majorité des vols effectués sur la Baie d’Hudson proposent une capacité d’accueil de 60 passagers. Les vols inter-villages de la Baie d’Ungava sont quant à eux très variables quant à leur capacité d’accueil.

À cet effet, les vols en partance pour Kangiqsualujjuaq, Kangirsuk, Quaqtaq et Kangiqsujuaq ont une capacité de 40 à 60 voyageurs alors que les vols à destination d’Aupaluk et Tasiujaq peuvent accueillir de 9 à 12 passagers !

Un coucher de soleil hivernal autour de 15h30pm - Crédit Photo Maxence Chavanne
Un coucher de soleil hivernal autour de 15h30pm - Crédit Photo Maxence Chavanne

Il est aussi important de spécifier que ces vols sont souvent sujets à des retards et des annulations en raison de la météo changeante propre à cette région. Il n’est également pas rare que l’atteinte de votre destination finale prenne plusieurs jours.

À titre indicatif, j’ai déjà dû attendre une semaine pour atteindre ma destination finale en raison d’un “blizzard” persistant et de vents violents qui rendaient tout transport impossible.

À noter qu’Air Inuit procédera à une nouvelle réservation sans frais de votre itinéraire dans l’éventualité où une “situation météo” similaire surviendrait.

L’hébergement sera toutefois fait à vos frais alors qu’il n’est couvert par Air Inuit que si l’annulation du transport est due à des problèmes techniques (problèmes mécaniques notamment). Pour de plus amples informations sur les politiques de retards, d’annulations et de remboursements d’Air Inuit, veuillez vous référer à cet hyperlien.

L'immensité des paysages nordiques à proximite de Kuujjuaq à vue d'avion - Crédit Photo Maxence Chavanne
L'immensité des paysages nordiques à proximite de Kuujjuaq à vue d'avion - Crédit Photo Maxence Chavanne
Vue en plongée de la fin de la route à Kuujjuaq - Crédit Photo Maxence Chavanne
Vue en plongée de la fin de la route à Kuujjuaq - Crédit Photo Maxence Chavanne

Les 14 communautés du Nunavik

Dans cette section, je ferai une revue des différentes communautés du Nunavik en m’intéressant à leur profil socio-démographique, à leurs principaux lieux d’hébergement de même qu’à leurs principales attractions touristiques.

Cette vue d’ensemble est subjective alors qu’elle reflète mes observations faites au cours des six dernières années, période au cours de laquelle j’ai eu la chance de visiter chacune des communautés du Nunavik.

Un boeuf musqué du Nunavik avec un regard féroce - Crédit Photo Maxence Chavanne
Un boeuf musqué du Nunavik avec un regard féroce - Crédit Photo Maxence Chavanne

Voici sans plus attendre un portrait plus précis de ces communautés que j’ai divisé en deux sections soient les villages de la Baie d’Ungava et ceux de la Baie d’Hudson.

Pleins feux sur la baie d'Ungava

Kuujjuaq

Kuujuaq ou “la grand rivière” compte près de 3 000 habitants et représente le centre économique de la Baie d’Ungava. Il s’agit également de la capitale politique du Nunavik alors que différentes organisations d’envergure comme la société Makivik, la Commission scolaire Kativik Ilisarniliriniq et la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik y trouvent leur siège social.

Vue en plongée de Kuujjuaq dans la pénombre - Crédit photo Maxence Chavanne
Vue en plongée de Kuujjuaq dans la pénombre - Crédit photo Maxence Chavanne
Hébergement

Trois solutions s’offrent à vous si vous désirez séjourner à Kuujjuaq.

  • Co-op Hotel : Vous pouvez également résider dans ce lieu d’hébergement qui propose des chambres débutant à 195$ la nuitée. Une cuisine collective est rendue accessible aux occupants de l’hôtel ainsi qu’un service de déjeuners froids gratuits. Vous pouvez vous procurer de la nourriture dans les restaurants mentionnés ci-haut ou vous rendre dans les épiceries locales si vous désirez cuisiner.
  • Être chambreur chez des travailleurs : Il y a plusieurs travailleurs de la santé et enseignants qui disposent de logement avec une deuxième chambre inoccupée. Il est assez fréquent (hors pandémie) d’avoir une entente avec ces derniers et de sous-louer une chambre. Ces ententes peuvent être rendues possibles en adhérant au groupe facebook KuujJoue ! qui vous permet d’interagir avec des résidents de Kuujjuaq.
Une aurore boréale en bordure de Kuujjuaq en plein hiver - Crédit Photo Maxence Chavanne
Une aurore boréale en bordure de Kuujjuaq en plein hiver - Crédit Photo Maxence Chavanne
Principales attractions
  • Tivi Galleries : Une visite de cette boutique s’impose alors que des produits traditionnels Inuit y sont mis en vente. On y trouve entre autres des sculptures en pierre de savon, des mitaines en peau de phoque et des boucles d’oreilles.
  • Aqpik Jam : il s’agit d’un festival musical regroupant un grand nombre de chanteurs inuit et issus des Premières nations qui se déroule au mois d’août de chaque année. Une expérience culturelle des plus intéressantes qui vous introduira aux chants de gorges et autres performances musicales autochtones.
La fonte des glaces le long de la rivière Koksoak - Crédit Photo Maxence Chavanne
La fonte des glaces le long de la rivière Koksoak - Crédit Photo Maxence Chavanne
Incroyable contraste de couleurs à Kuujjuaq - Crédit photo Maxence Chavanne
Incroyable contraste de couleurs à Kuujjuaq - Crédit photo Maxence Chavanne

Kangiqsualujjuaq

Kangiqsualujjuaq ou George River est composée de plus de 1 000 habitants et la signification de son nom est “La très grande baie”. Cette communauté est située à proximité du Labrador et partage des liens très forts avec les trois communautés inuit de cette province soient Nain, Hopedale et Makkovik.

Kangiqsualujjuaq en hiver Crédit - Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Kangiqsualujjuaq en hiver Crédit - Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Hébergement

Une option s’offre à vous si vous désirez séjourner à Kangiqsualujjuaq soit le Co-op Hotel. Le prix des chambres débute à 195$ par nuit. Une cuisine collective est mise à votre disposition de même qu’un accès à Niriviapik, un restaurant de style “takeout” ouvert les jours de semaine.

La piste d'atterrissage de Kangiqsualujjuaq avec la rivière George en arrière plan - Crédit Photo Lester Kovac
La piste d'atterrissage de Kangiqsualujjuaq avec la rivière George en arrière plan - Crédit Photo Lester Kovac
Kangiqsualujjuaq en été - Crédit photo Lester Kovac
Kangiqsualujjuaq en été - Crédit photo Lester Kovac
Principales attractions
  • Le parc national Kuururjuaq : Ce parc majestueux donne accès aux monts Torngat et son sommet le plus vertigineux le mont Iberville, surplombant les terres environnantes du haut de ses 1 646 mètres ! Une destination de choix pour les amateurs de marche et de points de vue pittoresques.
  • Le parc national Ulittaniujalik : Cet autre parc national saura satisfaire les adeptes de l’exploration faunique alors que de nombreuses hordes de caribous peuvent y être observées. Plus encore, il s’agit d’un lieu grandiose pour faire du canot, du kayak et du radeau pneumatique (raft). En effet, la rivière George a de nombreux “rapides” qui sauront satisfaire les amateurs de sensations fortes.
Déménagement de nos bureaux dans la cuisine du CLSC suite à des renovations de derniere minute ! Credit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Déménagement de nos bureaux dans la cuisine du CLSC suite à des renovations de derniere minute ! Credit Photo Gabriel Lacoste-Piotte

Tasiujaq

Tasiujaq ou l’étendue d’eau qui ressemble à un lac, compte près de 400 habitants. Il s’agit de la deuxième plus petite communauté du Nunavik après Aupaluk. Fait intéressant, le village se situe tout juste au Nord de la limite des arbres au Québec.

La route de l'aéroport avec le village en arrière plan - Crédit Photo Lynette Chubb
La route de l'aéroport avec le village en arrière plan - Crédit Photo Lynette Chubb
Hébergement

Une option s’offre à vous si vous désirez séjourner à Tasiujaq soit l’hôtel Iqaluppik. Le coût pour une nuitée est de 195 $. Il n’y pas de cuisine collective ni de restaurant dans cet établissement. Il est possible de vous procurer des aliments à la coopérative locale.

L'école Ajagudak accueillant les étudiants du primaire et du secondaire - Crédit Photo Lynette Chubb
L'école Ajagudak accueillant les étudiants du primaire et du secondaire - Crédit Photo Lynette Chubb
Le poste de police de Tasiujaq - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Le poste de police de Tasiujaq - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Principales attractions
  • Les marées du bassin de la Rivière aux feuilles : Tasiujaq est le théâtre des plus hautes marées du monde. En effet, il a été observé que ces marées pouvaient atteindre 8 mètres dans l’estuaire de la rivière aux feuilles. Une attraction très intéressante qui se trouve à proximité du village.
  • Observation de hordes de caribou : Il est très facile d’observer les déplacements des caribous, car le village de Tasiujaq se situe en plein cœur de la trajectoire migratoire de ces bêtes sauvages au printemps. Fait cocasse, il m’est déjà arrivé de devoir arrêter complètement mon véhicule au milieu de la rue pour laisser passer une horde d’une vingtaine de caribous.
  • Chasse et pêche : Le territoire en périphérie de ce village est riche en caribous, oies sauvages, truites mouchetées et bélugas. Il est possible d’aller chasser et pêcher sur ce vaste territoire, mais toujours en présence d’Inuit. À cet effet, il est important de noter que le droit de chasse et de pêche est réservé aux résidents Inuit.
Le dispensaire de Tasiujaq qui fait office de CLSC - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Le dispensaire de Tasiujaq qui fait office de CLSC - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte

Aupaluk

Aupaluk ou “Là où la terre est rouge”, compte 200 habitants. C’est le plus petit village du Nunavik. Fait notable, l’instauration de ce nouveau village est très récente, alors que son incorporation officielle au Nunavik ne date que de 1981.

Une des deux rues d'Aupaluk - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Une des deux rues d'Aupaluk - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Hébergement

Une option s’offre à vous si vous désirez séjourner à Aupaluk soit le co-op hotel. Le prix des chambres débute à 195 $ par nuit. Une cuisine collective est mise à votre disposition. Il n’y a aucun restaurant à Aupaluk. Vous avez toutefois la possibilité d’acheter des aliments à la coopérative d’alimentation locale.

La vue de mon logement à Aupaluk - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
La vue de mon logement à Aupaluk - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Principales attractions
  • Le “Vieux Aupaluk” : Il est intéressant d’aller visiter les campements et dépouilles du Vieux Aupaluk où vivaient les plusieurs Inuit auparavant. Ce lieu est riche en histoire en plus d’offrir une superbe vue sur la Baie d’Ungava.
  • Pêche à la truite : Il y a plusieurs petits lacs d’eau douce en périphérie du village qui sont riches en poissons. Vous pourriez vous y rendre avec un guide local en moins de trente minutes. Attention toutefois, il est recommandé de vous y rendre avec un filet anti-moustique en été, car les moustiques sont voraces !
  • Observation d’animaux sauvages : À l’instar de Tasiuajq, il est très facile d’observer les déplacements des caribous, car Aupaluk se situe en plein cœur de la trajectoire migratoire de ces bêtes sauvages. L’observation d’oies sauvages et de bélugas est également possible.
Une classe de l'école primaire d'Aupaluk - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Une classe de l'école primaire d'Aupaluk - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
De jeunes Inuit faisant des folies - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
De jeunes Inuit faisant des folies - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte

Kangirsuk

Kangirsuk ou “La baie” compte près de 600 habitants. Ce village en altitude est entouré de plusieurs parois rocheuses et est situé sur la rive Nord de la rivière Arnaud.

Vue d'ensemble de Kangirsuk - Crédit Photo Steven Roberge
Vue d'ensemble de Kangirsuk - Crédit Photo Steven Roberge
Hébergement

Une option s’offre à vous si vous désirez séjourner à Kangirsuk soit le Co-op hotel. Le coût pour une nuitée est de 195$. Une cuisine collective est accessible. Il n’y a aucun restaurant dans cette communauté. Il est cependant possible de vous procurer des aliments à la coopérative locale de la communauté.

La rivière Arnaud en bordure de Kangirsuk - Crédit Photo Steven Roberge
La rivière Arnaud en bordure de Kangirsuk - Crédit Photo Steven Roberge
Vue sur la rivière Arnaud - Crédit Photo Steven Roberge
Vue sur la rivière Arnaud - Crédit Photo Steven Roberge
Principales attractions
  • Camp de pêche de la rivière Payne : Une expérience unique qui vous permettra d’aller pêche de l’omble-chevalier arctique, poisson à la chair orangée très goûteux s’apparentant au saumon. Vous aurez également accès à un camp de pêche avec la plupart des commodités essentielles (eau chaude, toilettes, repas et téléphone satellite). À noter que ce camp est temporairement fermé en raison de la crise sanitaire actuelle
  • Cueillette de moules fraîches : La rivière Arnaud donne lieu à un va-et-vient d’immenses marées. Il est possible d’aller collecter des moules fraîches sur les parois rocheuses de la rivière lorsque la marée est basse. Vous pourrez ensuite les déguster. Une riche expérience gastronomique !
  • Exploration de sites archéologiques : Vous pouvez aller visiter les vestiges de l’île Pamiok à quelques heures de Kangirsuk. On y retrouve notamment les vestiges d’une maison de pierre ayant appartenu aux Vikings. Une visite historique qui peut s’avérer intéressante.
Concours digloos en bordure de Kangirsuk - Crédit Photo Steven Roberge
Concours digloos en bordure de Kangirsuk - Crédit Photo Steven Roberge

Quaqtaq

Quaqtaq ou “l’emplacement qui ressemble à un ver intestinal” compte près de 500 habitants. Cette communauté est le lieu de naissance de la chanteuse Inuit Beatrice Deer. Le village est situé sur la rive Est de la baie Diana.

Vue panoramique sur Quaqtaq - Crédit Photo String fixer
Vue panoramique sur Quaqtaq - Crédit Photo String fixer
Hébergement

Quaqtaq compte deux lieux d’hébergement soient le co-op hotel et l’hôtel Tuvaaluk. Ces deux emplacements coûtent 195 $ pour une nuitée. Une cuisine collective est mise à la disposition des touristes. Il n’y a cependant pas de restaurant, il faut donc aller se ravitailler à la  coopérative d’alimentation du village.

Les préparatifs vont bon train en préparation de la course annuelle de traineaux à chien Ivakkak- Crédit Photo String Fixer
Les préparatifs vont bon train en préparation de la course annuelle de traineaux à chien Ivakkak- Crédit Photo String Fixer
Crédit Photo String Fixer
Crédit Photo String Fixer
Principales attractions
  • Les îles Akpatok : Il s’agit d’un lieu privilégié pour observer les ours polaires et les morses. Il est également important de spécifier que les ours polaires sont souvent aperçus à proximité du village. À titre indicatif, j’ai déjà pu observer un ours polaire de ma chambre d’hôtel qui était à moins de 30 mètres de moi. Nous sommes loin du zoo de Granby !
  • Visites de sites archéologiques : Il y a plusieurs sites archéologiques à proximité de Quaqtaq. Il y a entre autres des vestiges des ancêtres des Inuit, les Thuléens. On retrouve également certains objets datant de plus de 3 500 ans. Il s’agit d’une visite fort agréable et enrichissante.
  • La piscine municipale : Quaqtaq est l’une des deux seules communautés avec une piscine intérieure. Qui plus est, celle-ci est chauffée. Il s’agit d’un véritable élément de fierté pour cette petite communauté.
Une jolie petite rivière sépare le village de Quaqtaq en deux - Crédit Photo String Fixer
Une jolie petite rivière sépare le village de Quaqtaq en deux - Crédit Photo String Fixer

Kangiqsujuaq

Kangiqsujuaq ou Wakeham Bay est composée de près de 1 000 habitants. La signification de son nom est “La grande baie”. Ce village pittoresque se trouve à 1km au sud du détroit d’Hudson et à l’embouchure de la baie Wakeham.

Une vue splendide sur le fjord faisant face à Kangiqsujuaq - Crédit photo Catherine Gauvin
Une vue splendide sur le fjord faisant face à Kangiqsujuaq - Crédit photo Catherine Gauvin
Vue sur les montagnes entourant le village - Crédit photo Catherine Gauvin
Vue sur les montagnes entourant le village - Crédit photo Catherine Gauvin
Hébergement
  • Co-op hôtel : Vous pouvez également résider dans ce lieu d’hébergement qui propose des chambres débutant à 295 $ la nuitée. Une cuisine collective est rendue accessible aux occupants de l’hôtel. Il n’y a pas de restaurant. Vous pouvez toutefois vous ravitailler à la coopérative d’alimentation du village ou à l’épicerie Northern.
  • Auberge Kangiqsujuaq : Cet hôtel offre des chambres d’hôtels débutant à 245 $ la nuit. Cet établissement offre un accès à une cuisine collective. Comme mentionné précédemment, il n’y a pas de restaurant et il faut donc aller s’approvisionner à la coopérative d’alimentation ou à l’épicerie Northern.
Vue sur le dispensaire à flanc de montagne - Crédit photo Catherine Gauvin
Vue sur le dispensaire à flanc de montagne - Crédit photo Catherine Gauvin
Principales attractions
  • Le parc national de Pingaluit : Site unique qui est le résultat de la chute d’un météorite entré en contact avec la planète Terre il y a 1,4 millions d’années. Il s’agit d’un lieu d’exception pour la randonnée pédestre en été et le ski de fond en hiver. Fait cocasse, la signification de Pingaluit en français est “emplacement qui s’apparente à un bouton d’acné”.
  • Les sites archéologiques de Qikertaaluk et Qajartalik : Ces emplacements situés à quelque 15 kilomètres de Kangiqsujuaq contiennent des pétroglyphes datant de plus de 1 200 ans qui auraient appartenu aux ancêtres des Inuits, les Dorsétiens. On retrouve aussi différents vestiges datant de l’ère thuléenne comme des caves semi-souterraines.
  • Le havre Douglas : Il s’agit d’un fjord pittoresque à proximité de Kangiqsujuaq qui expose des parois rocheuses à couper le souffle. Ce site à la particularité d’être en forme de fourche.
Le fameux cratère de Pingaluit et la rivière Pingualuk - Crédit Photo Catherine Boivin
Le fameux cratère de Pingaluit et la rivière Pingualuk - Crédit Photo Catherine Boivin

Pleins feux sur la Baie d'Hudson

Salluit

Salluit ou “Ceux qui sont minces” compte plus de 1 500 habitants. C’est dans ce village que la chanteuse Inuit Elisapie Isaac a grandi. Le village est situé dans le fjord de Sugluk à 10 kilomètres du détroit d’Hudson.

Vue en plongée de Salluit - Crédit Photo Raphael Joanisse-Clement
Vue en plongée de Salluit - Crédit Photo Raphael Joanisse-Clement
Hébergement

Salluit compte un lieu d’hébergement, soit le co-op hotel. Il en coûte de 195 $ à 209 $ pour une nuitée. Une cuisine collective est mise à la disposition des occupants de l’hôtel. Il n’y a cependant pas de restaurant, il faut donc aller se ravitailler à la coopérative d’alimentation du village.

Salluit au printemps avec vue sur la Baie - Crédit Photo Diane Frappier
Salluit au printemps avec vue sur la Baie - Crédit Photo Diane Frappier
La mine Raglan qui traite des filons de cuivre et de nickel située à 100km au sud de Salluit - Crédit Photo Nunatsiaq News
La mine Raglan qui traite des filons de cuivre et de nickel située à 100km au sud de Salluit - Crédit Photo Nunatsiaq News
Principales attractions
  • La baie Déception : Lieu pittoresque à proximité de Salluit qui vous permettra d’observer des paysages à couper le souffle en plus d’accompagner des guides locaux dans leurs parties de pêches et de chasses.
  • Le fjord de Salluit : Autre lieu splendide qui saura plaire aux amateurs de paysages enchanteurs. Il s’agit également d’un excellent lieu pour observer la faune ambiante, plus spécifiquement les ours polaires et les bélugas.
  • Le festival musical printanier de Salluit : Il s’agit d’un festival d’une durée de trois jours se déroulant en juin de chaque année. Plus spécifiquement, cet évènement permet à bon nombre de chanteurs et groupes Inuit de présenter leurs nouvelles compositions à un large public. À noter cependant que la tenue de cet événement a été annulée au cours des deux dernières années en raison de la crise sanitaire actuelle.
Vue en plongée de Salluit en hiver - Crédit Photo Catherine Boivin
Vue en plongée de Salluit en hiver - Crédit Photo Catherine Boivin

Ivujivik

Ivujivik ou “Là où les  glaces s’accumulent” compte un peu plus de 400 habitants. Il s’agit du village le plus au Nord du Québec a près de 2 000 kilomètres de Montréal ! Au large de ce village on retrouve de puissants courants marins causés par le choc entre les eaux du détroit d’Hudson et de la Baie d’Hudson.

L'été à Ivujivik - Crédit photo Catherine Gauvin
L'été à Ivujivik - Crédit photo Catherine Gauvin
Hébergement

Ivujivik compte un seul lieu d’hébergement, soit le co-op hotel. Le coût pour une nuitée est de 195 $. Une cuisine collective est disponible pour les occupants de l’hôtel. Il n’y a cependant pas de restaurant, il faut donc aller se ravitailler à la coopérative du village pour acheter des aliments.

Un inukshuk, symbole Inuit fort à proximité du village - Crédit photo Catherine Gauvin
Un inukshuk, symbole Inuit fort à proximité du village - Crédit photo Catherine Gauvin
Principales attractions
  • Les îles Digges : Lieu historique au large d’Ivujivik où l’on trouve une vaste colonie de guillemots de Brünnich qui est un oiseau de mer s’apparentant à un pingouin. Ce lieu magnifique est accessible par bateau à partir d’Ivujivik. On parle d’un trajet d’environ une heure. Il faut toutefois bien s’agripper aux parois du bateau, car les vagues peuvent être houleuses !
  • Le Cap Wolstenholme : Il s’agit du point le plus septentrional du Québec et d’un lieu historique de renom. En effet, il s’agit du premier lieu d’échange rapporté entre Inuit et Européens en 1610. Cet emplacement se situe à 28 kilomètres au Nord-Est d’Ivujivik.
  • L’observation d’ours polaires et la chasse au morse : Il est très fréquent d’apercevoir des ours polaires à proximité du village. Il est recommandé de ne pas s’aventurer hors du village sans arme de chasse au printemps et en été, pour éviter toute confrontation avec ces bêtes gigantesques qui sont pas mal plus voraces et antipathiques que celles retrouvées au Zoo ! Il est également possible de déguster du morse frais en juillet, alors que la chasse de cet animal est à son apogée. Il faut toutefois s’assurer de faire mariner la viande quelques jours, car le goût est très prononcé.
Des oeufs de guillemots de Brunnich, spécialité locale - Crédit photo Catherine Gauvin
Des oeufs de guillemots de Brunnich, spécialité locale - Crédit photo Catherine Gauvin
Un oeuf de guillemot de Brunnich qui goûte le sel marin vous noterez egalement le jaune d'oeuf qui est orange - Credit photo Catherine Gauvin
Un oeuf de guillemot de Brunnich qui goûte le sel marin vous noterez egalement le jaune d'oeuf qui est orange - Credit photo Catherine Gauvin

Akulivik

Akulivik ou “l’emplacement qui s’apparente à la pointe centrale du harpon en forme de trident”compte plus de 700 habitants.  Le village se situe sur une péninsule entre la Baie d’Hudson et la rivière Illukotat. La communauté est entourée de larges parois rocheuses, les monts d’Youville, qui s’élèvent à plusieurs dizaines de mètres.

Vue d'ensemble d'Akulivik à partir de l'ile du Cap Smith - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Vue d'ensemble d'Akulivik à partir de l'ile du Cap Smith - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Une embarcation à proximité d'Akulivik, non loin de la marina - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Une embarcation à proximité d'Akulivik, non loin de la marina - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Hébergement

Une option s’offre à vous si vous désirez séjourner à Akulivik soit le co-op hotel. Le coût pour une nuitée est de 195$. Une cuisine collective y est accessible. Il n’y a aucun restaurant dans cette communauté. Il est cependant possible de vous procurer des aliments à la coopérative locale ou au dépanneur Northern.

Mon logement à Akulivik qui faisait partie dun quadruplex - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Mon logement à Akulivik qui faisait partie dun quadruplex - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Principales attractions
  • L’île du Cap Smith : Il s’agit d’une immense réserve faunique à 15 minutes en bateau d’Akulivik. Vous pourrez y observer de nombreuses oies sauvages, des lemmings, de même que des phoques. Fait intéressant, cette immense île est la propriété du Nunavut; vous pourrez donc dire que vous avez visité le Nunavut après votre visite de cette île.
  • Le campement Kuuvik : Lieu de campement pour chasseurs et pêcheurs entre Akulivik et Ivujivik. Cet emplacement est de toute beauté, entouré de plusieurs lacs d’eau douce et de grands espaces empreints de toundras et de fleurs sauvages nordiques. La truite mouchetée et l’omble chevalier y sont abondantes de même que le caribou au printemps. Attention toutefois, ce lieu est difficilement accessible par la voie terrestre; on parle d’une expédition de plus de cinq heures en VTT. Cette aventure rocambolesque en vaut cependant la peine; il s’agit de l’expérience d’une vie !
  • La cueillette de moules hivernale : Une autre expérience spécifique à la communauté d’Akulivik qui vaut le détour. Armés de barres de fer, les résidents d’Akulivik percent des trous dans la glace d’eaux peu profondes. Ils prennent ensuite de longues tiges en bois et accrochent un filet ajusté à un cerceau à son extrémité. Ils vont par la suite racler le fond de la mer pour y recueillir des moules. Une expérience dépaysante qui vous permettra de goûter à des moules crues !
La fonte des glaces au printemps qui donne une eau turquoise et limpide - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
La fonte des glaces au printemps qui donne une eau turquoise et limpide - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte

Puvirnituq

Puvirnituq  ou “l’emplacement où il y a une odeur de viande putréfiée” compte plus de 1 800 habitants et est le centre politique de la Baie d’Hudson. Le village est situé sur la rive Nord de la rivière Puvirnituq.

C’est une des trois communautés du Nunavik  à avoir refusé de ratifier la Convention de la Baie James et du Grand Nord québécois datant de 1975.

La rivière Purvirnituq et le village du même nom - Crédit photo Catherine Gauvin
La rivière Purvirnituq et le village du même nom - Crédit photo Catherine Gauvin
Les berges de Puvirnituq en été - Crédit photo Catherine Gauvin
Les berges de Puvirnituq en été - Crédit photo Catherine Gauvin
Hébergement

Deux options s’offrent à vous si vous désirez séjourner à Puvirnituq

  • Co-op hôtel : Le coût pour une nuitée est de 195$. Une cuisine collective est accessible. Il est aussi possible d’aller s’alimenter à une grande cafétéria communautaire qui sert plusieurs mets de type fast-food. Vous pouvez également procéder à l’achat d’aliments à la coopérative localede même qu’au dépanneur Northern.
  • Hôtel Novalinga : Le coût pour une nuit est également de 195$. À noter qu’il n’y a pas de cuisine collective. Vous pouvez cependant aller manger dans la cafétéria communautaire ou aller faire le plein d’aliments à la coopérative locale ou au dépanneur Northern.
Les forts courants de la rivière Innuksuak - Crédit photo Gabriel Lacoste-Piotte
Les forts courants de la rivière Innuksuak - Crédit photo Gabriel Lacoste-Piotte
Principales attractions
  • Le festival des neiges : Il s’agit d’un évènement des plus rassembleurs qui permet d’exposer les réalisations de plusieurs artistes locaux en termes de sculptures, colliers et boucles d’oreilles entre autres. On retrouve également un large concours de sculptures de glaces et d’igloos avec une somme substantielle pour l’artiste gagnant. Enfin, des performances musicales viennent couronner ce festival se déroulant au mois de mars de chaque année.
  • Le musée Saputik : Ce musée traditionnel est le chef lieu de plusieurs artefacts Inuit datant de différentes périodes historiques. On y retrouve notamment des sculptures et différentes œuvres d’art. Cette initiative a été mise en branle par Taamusi Qumaq, véritable figure de proue de l’histoire Inuit. Ce dernier a notamment créé le premier dictionnaire en inuktitut en plus d’avoir une longue carrière politique au Nunavik jusqu’à sa mort en 1993.
  • Sites archéologiques: Plusieurs sites archéologiques se trouvent à proximité de Puvirnituq. On y retrouve différents objets datant de l’époque des Thuléens, les ancêtres des Inuit actuels.
Une vue panoramique de la rivière Puvirnituq - Crédit photo Catherine Gauvin
Une vue panoramique de la rivière Puvirnituq - Crédit photo Catherine Gauvin

Inukjuak

Inukjuak ou le géant est composée de plus de 1800 habitants et représente le centre économique de la Baie d’Hudson. Le village se situe aux abords de la rivière Innuksuak, reconnue pour ses forts débits et son projet hydroélectrique à venir.

Vue de la pointe d'Inukjuak - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Vue de la pointe d'Inukjuak - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Hébergement

Inukjuak compte un seul lieu d’hébergement, en l’instance le co-op hotel. Le prix pour une nuitée est de 195$ et on y retrouve une cuisine collective accessible à tous les usagers de l’hôtel. Il n’y a cependant aucun restaurant dans la communauté. Vous pouvez toutefois aller acheter des aliments à la coopérative locale ou au dépanneur Northern.

Inukjuak après la tombée de la première neige à la fin septembre - Crédit photo Gabriel Lacoste-Piotte
Inukjuak après la tombée de la première neige à la fin septembre - Crédit photo Gabriel Lacoste-Piotte
Principales attractions
  • Le musée Daniel Weetaluktuk : Vous y découvrirez une vaste collection d’artefacts de chasse et de pêche de même que plusieurs sculptures et œuvres d’arts traditionnels. Aujourd’hui décédé, Daniel Weetaluktuk était un illustre archéologue originaire d’Inukjuak qui, en compagnie de Jean-Luc Pilon, lui-même archéologue, a bâti une large collection d’artefacts. Plusieurs experts s’accordent pour dire que Monsieur Weetaluktuk est le fondateur de l’archéologie communautaire canadienne contemporaine. Bref, une visite qui en vaut le détour !
  • Centre d’artisanat local : Située en plein cœur de la coopérative d’alimentation du village, cette boutique vend plusieurs produits artisanaux locaux comme des sculptures, des parkas, des manteaux, des mitaines et des kamiks. À noter cependant que les prix sont assez élevés et que les heures d’ouvertures sont limitées aux jours de la semaine entre 12:00 et 16:00.
  • Les îles Hopewells : Lieu pittoresque en bordure d’Inukjuak où l’on retrouve de vastes colonies d’oiseaux migrateurs. À noter que que ces îles appartiennent au Nunavut et qu’aucune présence humaine n’y est retrouvée. Une expérience intéressante qui se fait bien en bâteau à partir d’Inukjuak.
Vue sur la Baie d'Ungava - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Vue sur la Baie d'Ungava - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte

Umiujaq

Umiujaq ou “l’emplacement qui ressemble à une embarcation faite de peaux de morse” est la terre d’accueil de plus de 500 habitants. Cette communauté est localisée sur les berges de la Baie d’Hudson, en face du village de Sanikiluaq qui appartient au Nuanvut. Fait intéressant, le village compte de nombreuses plages sablonneuses avec des coquillages; la baignade demeure toutefois périlleuse alors que l’eau y est glaciale et ce, même en plein été !

Crédit Photo Michel Meunier
Creéit Photo Michel Meunier
Hébergement

On trouve un seul lieu d’hébergement au Nunavik, en l’instance, le co-op hôtel d’Umiujaq. Les prix d’entrée pour une nuitée sont de 195$. Une cuisine collective est mise à la disposition des clients de l’hôtel. Il n’y a cependant aucun restaurant dans cette communauté. Il est néanmoins possible de se procurer de la nourriture à la coopérative d’alimentation locale de même qu’au dépanneur Northern.

Vue de la communauté en hiver - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Vue de la communauté en hiver - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Un bloc appartement du personnel enseignant d'Umiujaq - Crédit photo Gabriel Lacoste-Piotte
Un bloc appartement du personnel enseignant d'Umiujaq - Crédit photo Gabriel Lacoste-Piotte
Principales attractions
  • Le parc national de Tursujuq : Immense parc national avec au menu plusieurs activités pédestres des plus enivrantes comme du kayak de mer, du fat bike, du bateau et de la randonnée. Plus spécifiquement, un périple dans cet espace naturel vous fera découvrir les sanctuaires de bélugas du lac Tasiujaq, les eaux opaques des chutes Nastapoka de même que des nuitées dans des tupik et des igloos traditionnels. À noter que ce parc est à une plus grande superficie que la Belgique.
  • Exploration des lacs d’eau douce environnants : La communauté d’Umiujaq compte plusieurs lacs qui valent le détour. On pense notamment au lac à l’eau claire qui est le troisième plus grand étendu d’eau douce au Québec. Mentions honorables également au lac des Loups marins et au petit lac des Loups marins où il est possible d’observer une vaste faune marine comme des phoques d’eau douce notamment. Le lac Guillaume-Delisle vaut également le détour pour ses plages sablonneuses et ses gigantesques falaises.
  • Exposition d’objets archéologiques : À l’image de plusieurs autres communautés du Nunavik, on retrouve à Umiujaq une grande collection d’artefacts traditionnels dans les bureaux du conseil municipal. On remarque notamment une immense collection d’outils artisanaux de même que des sculptures ancestrales. Une visite qui en vaut le détour.
Coucher de soleil fugace à la marina d'Umiujaq - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte
Coucher de soleil fugace à la marina d'Umiujaq - Crédit Photo Gabriel Lacoste-Piotte

Kuujjuarapik

Kuujjuarapik ou “ la belle grande rivière” compte 700 habitants. Cette communauté partage ses terres avec le village cri de Whapmagoostui et se situe à l’entrée de la Grande rivière de la baleine. La Baie d’Hudson est aussi à proximité de ce village.

Vue en retrait de Kuujjuarapik - Crédit Photo MathildeDebois56
Vue en retrait de Kuujjuarapik - Crédit Photo MathildeDebois56
Hébergement

Deux options d’hébergement s’offrent à vous à Kuujjuarapik:

  • Hôtel Qilalugaq: Le prix d’entrée est également de 195$ pour une nuit. Il n’y a pas de cuisine collective dans cet établissement. Vous pouvez toutefois vous rendre aux restaurants et épiceries énumérés plus haut.
La piste d'atterrissage de Kuujuarapik - Crédit Photo Marie-Hélène Lareault
La piste d'atterrissage de Kuujuarapik - Crédit Photo Marie-Hélène Lareault
Vue de la périphérie de Kuujjuarapik - Crédit photo MathildeDebois56
Vue de la périphérie de Kuujjuarapik - Crédit photo MathildeDebois56
Principales attractions
  • Les îles Manitounuk: Il est essentiel de visiter cet emplacement situé à quelques cinq kilomètres du village qui est le refuge de plusieurs dizaines d’espèces animales comme des oiseaux, des baleines, des phoques et des bélugas notamment. Plus encore, il vous sera possible d’explorer des cuestas hudsoniennes (plages rocheuses avec des montagnes vertigineuses) qui bordent ces îles.
  • Les chutes Amitapanuch: Autre lieu à couper le souffle, les chutes Amitapanuch sont situées à l’intérieur des terres et sont l’habitat naturel de plusieurs animaux sauvages comme des carcajous et des lemmings notamment.
  • Collection d’art traditionnelle: Cette collection se trouve à l’intérieur de l’école Asimautaq et est l’œuvre du vétéran de l’armée canadienne et artiste Inuit Eddy Weetaluktuk. Ce dernier a fait un large don de ses réalisations personnelles (peintures et sculptures entre autres) à l’école locale de Kuujjuarapik avant sa mort en 2005. Sa collection vaut le détour si vous avez un intérêt pour l’histoire Inuit.
L'Inukshuk à l'entrée du village - Crédit Photo MathildeDebois56
L'Inukshuk à l'entrée du village - Crédit Photo MathildeDebois56

Conclusion

Somme toute, je peux vous confirmer qu’une escapade au Nunavik en vaut la chandelle ne serait-ce que pour l’expérience culturelle hors du commun qu’elle nous confère. J’ajouterais également que la richesse de ce voyage réside dans l’accueil chaleureux des Inuit. En effet, bien que réservés de nature, ceux-ci font rapidement preuve d’une grande générosité et nous partagent ouvertement et humblement les richesses de leur territoire.

Je suis d’avis que les prix exorbitants pour le transport aérien et l’hébergement notamment, pourraient en freiner plusieurs. Je suis toutefois heureux de vous faire part de pourparlers gouvernementaux récents qui visent à rendre le transport et l’hébergement plus abordable au Nunavik. Ces discussions, qui sont actuellement au stade embryonnaire, ont pour objectif de réduire ces coûts de manière significative avant 2024. Il y a donc de l’espoir !

Entre-temps, vous pouvez toujours voyager à Kuujjuaq avec des points Aéroplan et tenter l’expérience “nunavikienne”.

La forêt en périphérie de Kuujjuaq - Crédit Photo Maxence Chavanne
La forêt en périphérie de Kuujjuaq - Crédit Photo Maxence Chavanne
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