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Les 4 400 agentes et agents de bord de WestJet, représentés par la section locale 8125 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), ont voté à 99,4 % en faveur d’un mandat de grève le 15 juillet 2026, avec un taux de participation de 97,3 %. Une grève légale pourrait être déclenchée dès le 2 août 2026, en plein cœur de la longue fin de semaine civique, mais rien n’est encore arrêté : le syndicat répète que ce vote sert d’abord de rapport de force à la table de négociation.
Une période de réflexion obligatoire de 21 jours a débuté le 12 juillet 2026. Elle protège tout le monde d’un arrêt de travail immédiat et se termine autour du 2 août 2026. Une fois cette période écoulée, le syndicat et WestJet devront chacun donner un préavis de 72 heures avant de déclencher respectivement une grève ou un lock-out. Concrètement, même dans le pire des scénarios, vous ne verrez pas un débrayage surprise du jour au lendemain.
Les points de friction restent les salaires, la rémunération du travail effectué au sol (embarquement, sécurité, retards) et ce que le syndicat qualifie de système de « crédits de vol » dépassé. Le SCFP chiffre à environ 35 heures par mois le travail non rémunéré effectué par un agent de bord moyen au sol. La comparaison qui revient le plus dans les négociations : les agents de bord d’Air Canada ont obtenu en 2025, après leur propre grève, une rémunération pour le travail au sol progressant de 50 % du taux horaire la première année jusqu’à 70 % d’ici la dernière année du contrat, un précédent que la section 8125 utilise directement dans ses demandes.
Si vous voyagez avec WestJet dans les prochains jours, votre vol n’est pas menacé par un arrêt de travail légal : au 19 juillet 2026, aucun préavis de grève n’a été déposé, et un départ prévu avant le 29 juillet, par exemple, se situe entièrement à l’intérieur de la période de réflexion. Le risque réel se concentre sur la fenêtre du 2 août 2026 et les jours suivants, si les deux parties ne s’entendent pas d’ici là.
Si une grève survient et que WestJet annule votre vol, le Règlement sur la protection des passagers aériens (RPPA) vous donne deux droits fermes, peu importe la cause de l’annulation :
Si votre itinéraire comprend un segment international et que la perturbation est jugée attribuable au transporteur, WestJet doit aussi prendre en charge les dépenses raisonnables engagées à cause du retard : repas, transport terrestre, hébergement et télécommunications. Comme nous l’expliquons plus bas, une grève encadrée par des négociations collectives est toutefois souvent classée hors du contrôle du transporteur, ce qui peut limiter cette prise en charge.
Sur la question d’une indemnité monétaire additionnelle, au-delà du remboursement et du réacheminement, la situation reste moins tranchée. Selon les informations disponibles à ce jour, une grève menée dans le cadre de négociations collectives autorisées est généralement traitée par l’Office des transports du Canada comme un événement hors du contrôle du transporteur, ce qui exempte habituellement WestJet de verser une compensation monétaire pour retard ou annulation, comme ce fut largement le cas lors de la grève des agents de bord d’Air Canada en 2025. Ce point continue toutefois de faire l’objet de contestations et pourrait évoluer d’ici le 2 août 2026, à surveiller. Notez aussi qu’un préavis de moins de 14 jours avant le départ peut, dans certains cas, jouer en faveur d’une réclamation, si le dossier ne relève pas d’une exception reconnue.
Bon précédent à connaître : lors de la grève des agents de bord d’Air Canada en 2025, le transporteur avait fini par offrir volontairement de couvrir certaines dépenses supplémentaires des passagers, au-delà de ses obligations légales strictes, pour limiter les dégâts sur sa réputation. Rien ne garantit que WestJet ferait de même, mais l’appétit du public pour ce genre de geste de bonne foi est un facteur que les transporteurs surveillent de près en pleine saison estivale.
Deux précédents chez Air Canada permettent de mieux comprendre vos droits en cas d’arrêt de travail chez un transporteur aérien canadien : notre article sur la grève des agents de bord d’Air Canada et celui sur la grève des pilotes d’Air Canada, tous deux couvrant l’indemnisation et l’assurance voyage en détail. Pour un rappel du fonctionnement du programme de fidélité depuis sa conversion en points, consultez notre article sur les Récompenses WestJet : le programme n’est pas touché par ce conflit de travail.
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